QUELLES ACTIONS ACHETER EN 2020 ?

Quelles actions acheter et comment investir en bourse en 2020?

Cette question est d’autant plus légitime qu’à l’image de l’année 2019, l’année 2020 s’annonce mouvementée en bourse, présentant alors à la fois de nombreux risques mais aussi et potentiellement de belles opportunités.

De manière paradoxale, les indices atteignent des plus hauts historiques dans un contexte de dégradation macro-économique et un climat où toutes les semaines un expert prédit un crash imminent.

Dans cet article je vous propose d’abord de se livrer à une courte étude du contexte macro-économique pour mieux guider nos décisions d’investissement.

Nous en déduirons le type d’actions qu’il est préférable d’acheter en 2020 et nous terminerons cet article par une liste concrète d’exemples de sociétés dans lesquelles investir.

Comprendre les cycles économiques pour acheter ses actions en 2020

L’histoire montre que l’économie mondiale fluctue de manière cyclique en ayant tendance à suivre des modèles récurrents: les cycles économiques.

Durant ces cycles, des phases de croissance et récession se succèdent.

Les cycles économiques sont importants à comprendre pour déterminer le type d’actions à acheter car sur le moyen terme, la performance des actifs fluctue également en ligne avec ces cycles.

Le graphe du gestionnaire d’actifs Fidelity Investments présenté ci-dessous illustre le fonctionnement des cycles avec les caractéristiques de phase, l’évolution de l’inflation et la performance des actifs.

On caractérise notamment les cycles économiques par plusieurs indicateurs clés dont:

  • l’état des bénéfices des sociétés;
  • les taux d’intérêt des banques centrales;
  • l’inflation;
  • le taux de chômage;
  • l’indice manufacturier PMI.

L’état de ces indicateurs clés permet généralement de reconnaître la phase du cycle économique dans laquelle on se trouve.

Nous pouvons ainsi distinguer 4 phases:

  • Début de cycle (early cycle phase): on observe durant cette phase une forte reprise marquée par de la croissance du PIB et de la production après une récession. On observe également une forte croissance des marges et des bénéfices durant cette phase. 
  • Phase de milieu de cycle (mid-cycle): phase la plus longue, marquée par de la croissance plus modérée et des situations financières saines des entreprises.
  • Fin de cycle (late cycle phase): coïncide avec un pic de l’activité économique. La croissance demeure positive mais ralentit considérablement et on observe une inflation croissante. Le marché du travail se tend et, combiné à l’inflation, participe à réduire les marges des entreprises. Les niveaux de valorisation des entreprises paraissent alors élevés (voir l’article Qu’est-ce que le ratio cours sur bénéfices PER ou la vidéo correspondante).
  • Phase de récession: les bénéfices des entreprises diminuent et les crédits sont rares.

Contexte économique 2020

Afin de comprendre où nous en sommes dans le cycle économique et déterminer les actions à acheter en 2020, regardons certains indicateurs de plus près en s’appuyant sur les études de JP Morgan et les données de la FED.

Taux de chômage aux Etats-Unis

Le taux de chômage aux Etats-Unis diminue depuis 10 ans et est à son plus bas depuis 1969.

Dans ce contexte, les entreprises doivent rivaliser pour attirer les futurs embauchés et augmentent par conséquent les salaires offerts. On considère en fait que lorsque le taux de chômage est de 4% ou moins, il est difficile pour les entreprises de se développer car elles ont du mal à trouver de bons travailleurs. Un taux de chômage bas est donc perçu comme un obstacle à la croissance.

D’autre part, les services, biens intermédiaires et matières premières voient leur prix augmenter pour faire face à une demande toujours plus importante. Cette hausse des coûts est en partie absorbée par les marges bénéficiaires des entreprises mais celles-ci diminuent désormais régulièrement depuis 2015.

En résumé nous pouvons dire que les limites d’employabilité atteintes par les entreprises aux Etats-Unis combinées avec des coûts plus élevés est un premier signe indiquant que nous sommes en fin de cycle économique.

Indice manufacturier PMI

L’indice PMI est également utile pour évaluer notre position dans le cycle économique car il mesure le niveau d’activité des Directeurs d’Achat du secteur manufacturier.

Au-dessus de 50, on considère qu’on est dans une phase d’expansion, et de contraction sinon.

Comme l’illustre le graphe ci-dessus, cet indice PMI chute depuis mars 2018 aux USA et d’après l’étude de JP Morgan, il semble que le marché et le cycle de fabrication soient proches de leur creux.

Le graphique montre aussi la variation d’une année à l’autre des rendements des actions et du PMI manufacturier mondial de 2003 à 2019. Les deux ont tendance à être corrélés.

Taux d’intérêt

Le graphique ci-dessous illustre les taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine. En novembre 2019, la FED a abaissé ses taux d’intérêt pour la troisième fois depuis août 2019.

Dans sa déclaration, Jérôme Powell a d’ailleurs laissé entendre qu’il pourrait être en mesure de maintenir les taux en suspens tant que l’économie le permettait.

De plus, d’après cette même étude de JP Morgan, la FED devrait réduire ses taux de 25 points de base supplémentaires (soit 0,25%) d’ici le milieu de 2020.

Le cycle de réduction des taux d’intérêt est donc soit terminé, soit très proche d’être terminé.

Conclusions sur le cycle économique

Nous sommes actuellement dans la onzième année d’expansion économique ce qui fait de cette période de croissance la plus longue connue par les Etats-Unis.

Nous pourrions évoquer d’autres indicateurs macroéconomiques mais ceux cités précédemment indiquent déjà que nous sommes en fin de cycle économique.

De plus, d’après la holding financière JP Morgan, ce cycle peut continuer à évoluer jusqu’à ce que:

  • soit les taux d’intérêt remontent pour atteindre des niveaux élevés;
  • soit un événement exogène vienne impacter le paysage actuel (catastrophe naturelle, événement géopolitique ou action politique majeure par exemple).

Le graphe ci-dessus tiré de l’étude du gestionnaire d’actifs Fidelity Investments illustre la position des différentes économies dans le cycle économique, l’Europe et les US étant particulièrement en fin de phase d’expansion.

On notera que pour les économies en développement, une «récession de la croissance» est définie comme étant une baisse importante de l’activité par rapport au potentiel économique à long terme d’un pays. Cela explique la position de la Chine en phase de contraction bien qu’il n’y ait pas de contraction à proprement parler de son activité.

Quelles sont les conséquences de la fin d’un cycle économique?

Afin de protéger leurs marges, les entreprises augmentent leurs prix ce qui engendre de l’inflation. Afin de ralentir la demande et freiner cette inflation, les banques centrales augmentent les taux d’intérêt.

Si les taux montent de manière importante, la dette devient trop chère ce qui peut provoquer une récession. Lorsque cela se produit, les marchés financiers se dégradent.

Si on combine ça avec des niveaux de valorisations des actions extrêmement élevés: il faut acheter ses actions en 2020 en connaissance de cause et en étant psychologiquement prêt à affronter une large chute des indices voire un krach boursier.

Notre patrimoine doit également être prêt à y faire face: pas totalement investi en actions (part importante de liquidités, commodités, matières premières ou d’autres types d’actifs comme de l’immobilier ou des cryptomonnaies par exemple).

Pour retrouver les principes fondamentaux de l’investisseur long terme, vous pouvez d’ailleurs vous référer à cet article: Comment investir en bourse sur le long terme avec l’investissement value?

Enfin pour nuancer ce propos on remarquera tout de même que 2020 sera marquée par les élections aux USA et que donc, Donald Trump a tout intérêt à faire en sorte que les indices restent au plus haut cette année.

Historiquement, on remarque d’ailleurs que sur les 23 années d’élections présidentielles américaines depuis 1928, seules 4 ont connu un S&P500 aux rendements négatifs.

Dans quels secteurs acheter des actions en 2020?

L’étude menée par Fidelity Investments illustrée sur le graphe ci-dessous met en évidence les secteurs qui performent historiquement le mieux selon les différentes phases du cycle.

Ainsi, en fin de cycle économique, les secteurs dans lesquels il est préférable d’acheter ses actions en 2020 sont:

  • les services de santé (healthcare);
  • la consommation de base (consumer staples);
  • les services publics (utilities);
  • les matières premières (materials);
  • l’énergie (energy).

On comprend en fait que ce sont des secteurs essentiels dont une demande minimale est systématiquement assurée, même en cas de contexte économique défavorable.

En effet, la population aura toujours besoin d’avoir accès à la consommation de base, à l’eau, l’électricité, l’énergie et les services de santé.

Caractéristiques des actions à acheter en 2020

En fin de cycle économique, il est recommandé d’investir dans des sociétés pouvant absorber les effets d’un contexte défavorable c’est-à-dire des sociétés:

  • stables, aux revenus récurrents et prévisibles;
  • financièrement saines, à bas risque et avec un besoin de recours au crédit limité;
  • de grosse capitalisation (supérieure à 10 Mrds de dollars).

Le meilleur pari reste les sociétés détenant un pricing power, c’est-à-dire le pouvoir de fixer ses propres tarifs. Le pricing power permet en effet de sécuriser les marges dans un environnement où les coûts augmentent.

Ces sociétés sont généralement caractérisées par des actifs incorporels difficiles à répliquer (marque, brevets, fidélité client, réseaux de distribution, etc.).

Apple ou Coca-Cola sont des exemples classiques de marques détenant un pricing power grâce à leur image de marque. Typiquement, un consommateur sera prêt à payer plus cher pour acheter un smartphone Apple (vs Huawai par exemple) ou une bouteille de Coca (vs Pepsi).

Les sociétés détenant un pricing power sont dailleurs celles que préconise l’investisseur value (voir l’article Comment investir en bourse sur le long terme avec l’investissement value)

Attention aux actions à momentum qui peuvent bien performer en fin de cycle économique mais dont la tendance peut vite s’inverser dès que les taux d’intérêt remontent, donc pas forcément des bons paris pour du long terme ou du buy-and-hold.

Exemples d’actions à acheter 2020

Pour illustrer ces critères, regardons de plus près quelques exemples concrets pour différents secteurs.

Je rappelle qu’il ne s’agit pas ici de recommandations d’achat explicites mais d’exemples qui visent à illustrer les propos précédents. Tout acte d’achat d’actions doit se faire en connaissance de cause, compréhension du contexte et doit être cohérent au sein de son propre patrimoine.

Ipsen

Société biopharmaceutique française à loger sur un PEA (support d’investissement à la fiscalité allégée).

Elle vise à devenir leader dans le traitement des maladies invalidantes et possède une présence internationale équilibrée entre l’Europe, l’Amérique du nord et le reste du monde. Le groupe affiche clairement une ambition élevée de sortie d’un médicament par an sur le marché.

Opportunités

Ipsen est sur un marché en très forte croissance. On parle ici d’une croissance à 2 chiffres sur les 5 prochaines années, estimée plutôt autour des 15-18%.

Les états financiers de la société sont très sains: très peu de dette et des taux de rentabilité particulièrement élevés. La stabilité de la société doit donc lui permettre d’encaisser des coups durs. Ipsen rachète régulièrement ses propres actions ce qui enrichie naturellement les actionnaires (nous!).

Les actions de la société s’échangent aujourd’hui à un prix très attractif (autour des 65€).

Il y a quelques mois, milieu à fin 2019, certains analystes prévoyaient que l’action monte à 200€ mais le groupe a rencontré quelques mauvaises nouvelles fin 2019 et début 2020. Je saute d’ailleurs sur l’occasion pour rappeler d’apporter une vigilance particulière aux prévisions des analystes.

Risques

Ipsen présente cependant son lot de risques

La société n’a actuellement plus de PDG à sa tête. Evidemment cela est inquiétant car nous recherchons un management de confiance. On croise donc les doigts pour la suite.

Les médicaments génériques concurrents menaçant directement le produit phare du groupe numéro 1 en terme de ventes: Somatuline.

La société est par ailleurs fortement dépendante à 3 médicaments, assurant près des deux tiers des ventes.

Enfin le cours de bourse de l’action est sensible aux annonces de la concurrence et aux résultats des examens cliniques en cours. En cas d’examen clinique donnant des résultats négatifs, l’action peut vite plonger (exemple 24 janvier 2020). 

Clairement, Ipsen est si rentable car elle détient des brevets et des monopoles.

Si elle perd son monopole sur un de ses médicaments, elle devra donc partager le gâteau (d’où l’objectif de sortie d’un nouveau médicament par an pour se couvrir).

Pour quels investisseurs?

Avec le risque planant sur son médicament phare, le titre n’est pas le moins risqué du marché. Achat plutôt spéculatif donc mais avec une balance risque sur gains potentiels relativement attractive au vue de sa valorisation actuelle de 65€.

Si vous avez déjà un gros portefeuille bon père de famille de grosse capitalisations détenues sur du long terme, pourquoi pas y rajouter un peu de piment tout en étant au courant du contexte.

Ipsen est à mon sens une société de choix pour 2020 aux activités rentables et aux états financiers solides dans laquelle je possède d’ailleurs moi-même des actions.

On notera cependant qu’avec une capitalisation de 7Mrds€, Ipsen ne coche pas la case grosse capitalisation et n’a pas la stabilité préconisée plus tôt.

Johnson & Johnson

Johnson & Johnson occupe la place de la plus grande capitalisation mondiale en health care et de loin avec une capitalisation à 384 Mrds$ et plus de 260 filiales diversifiées opérant à travers le monde.

Les analystes prévoient des revenus en croissance d’environ 6% par an sur les 5 prochaines années. Ce sont des niveaux de croissance qui sont cependant bien en deçà de ceux de nombreux titres du secteur. 

On notera par ailleurs que parmi toutes les sociétés américaines cotées en bourse, seulement 2 se sont vu attribuer la si convoitée cote de crédit AAA: Microsoft et Johnson&Johnson. La société est donc en parfaite position pour payer ses dettes.

Sa taille de géant, sa diversification, ses perspectives de croissance et sa stabilité financière en font ainsi un parfait titre défensif.

D’autre part, l’action s’échange actuellement à un PER de 16, ce qui se situe sous les niveaux historiques de valorisation. Sans que l’action ne soit sous-valorisée, on pourrait qualifier ce prix de raisonnable.

Afin de mieux comprendre la signification du PER, je vous renvoie vers l’article Comment valoriser une entreprise avec le PER.

Il est aussi remarquable que le groupe distribue un dividende en augmentation depuis 57 années consécutives et que son rendement actuel est de 2,6%.

J&J constitue donc une opportunité de choix pour l’investisseur cherchant un titre défensif distribuant un dividende fiable et au niveau de valorisation acceptable.

Danone

Danone est un des plus grands groupes agroalimentaires mondiaux. La société est domiciliée en France et peut donc se loger sur un PEA.

Le chiffre d’affaires du groupe est réparti sur 3 segments: les produits laitiers et d’origine végétale, les produits de nutrition spécialisée et les eaux conditionnées. On notera d’ailleurs que sur ces 2 premiers segments, Danone est le premier acteur mondial et le 3ème acteur sur les eaux conditionnées.

Les résultats de la société publiés au troisième trimestre 2019 se sont révélés inférieurs aux attentes des analystes ce qui a eu pour conséquence d’engendrer une chute progressive de son cours en bourse, passant de 82€ en septembre 2019 à 71€ en janvier 2020.

De plus, il est estimé que la croissance de certains secteurs devraient ralentir en 2020: les produits laitiers en Russie et aux Etats-Unis, les eaux minérales en Asie et en Europe et les produits d’origine végétale.

Malgré le pessimisme actuel qui se reflète dans les cours de l’action, Danone conserve une rentabilité élevée avec une marge d’exploitation de plus de 14% et une marge bénéficiaire de près de 9% en 2019. Son chiffre d’affaire pour 2020 est également prévu en croissance de 2,5% à 3%.

Grâce à cette baisse du cours de l’action au troisième trimestre 2019 Danone s’échange  désormais à un PER de 18 environ contre 20 pour Nestlé ou Unilever. Cette valorisation est donc légèrement inférieure à sa moyenne entre 2014 et 2019, à savoir un PER de 20 environ.

On notera également que le géant de l’agroalimentaire est un payeur de dividende fiable, avec un dividende par action en croissance perpétuelle depuis 2007 et un rendement du dividende moyen de 2,58% sur les 5 dernières années.

Coca-Cola

Coca-Cola est le premier groupe de production et commercialisation de boissons sans alcool. La société détient certaines des plus grandes franchises de boissons au monde et également un réseau de distribution mondial incontestable. Le géant est à l’origine d’environ 3% des boissons consommées chaque jour dans le monde.

Le groupe dispose d’un avantage compétitif multiple, à la fois par l’image de la marque, par le secret de fabrication, son réseau de distribution et sa capacité d’adaptation à l’évolution des préférences des consommateurs.

Une affaire récente qui illustre parfaitement la puissance de la marque a éclaté début 2020 en France. Faute d’accord commercial entre Coca-Cola et le groupe de distribution Intermarché, le géant de la boisson a interrompu ses approvisionnements au 1er janvier. Etant donné que celui-ci détient 75% à 90% des parts de marché de colas, Intermarché a saisi le tribunal de commerce pour abus de position dominante. On mesure bien ici par ce type d’affaires l’impact qu’a la marque sur son réseau.

Cet avantage se retranscrit d’ailleurs dans les marges réalisées par le groupe avec une marge d’exploitation de 28% et une marge bénéficiaire de 23% en 2019. Ces marges là placent la société parmi les plus rentables de son secteur.

Le chiffre d’affaires est quant à lui attendu en croissance de 4% à 6% dans les prochaines années, entraînant par la même occasion une augmentation de ses niveaux de marge.

Le dividende versé par actions est quant à lui en augmentation depuis plus de 40 ans avec un rendement du dividende moyen de 2,82% sur les 5 dernières années.

L’action s’échange aujourd’hui à un PER de 31 ce qui est supérieur à sa moyenne des 10 dernières années se situant plutôt aux alentours de la vingtaine. Dans une optique long terme, on attendra clairement un repli du cours de l’action pour se positionner sur cette valeur.

Air Liquide

Air Liquide est un un des leaders mondiaux de production de gaz industriels et médicaux. Basée en France, la société est éligible au PEA.

Présent dans plus de 80 pays à travers le monde, la société a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 22Mrds€, pour une capitalisation boursière de 61Mrds€.

Le groupe est très diversifié et bien placé sur des marchés à la fois prometteurs et défensifs, notamment la santé, la cogénération d’énergie ou l’hydrogène.

La société affiche clairement son ambition d’innovation à travers des investissements dans des programmes de recherches et développement dans ces secteurs clés d’avenir.

Le groupe est d’ailleurs le leader du segment de l’hydrogène en détenant plus de 33% de ce marché dans le monde.

Dans le secteur de la santé, le groupe poursuit son développement notamment en élargissant son offre de services en Europe. Air Liquide accompagne déjà à domicile 1,6 million de patients atteints de maladies chroniques à travers le monde et souhaite continuer à répondre aux besoins croissants des patients en offrant des solutions innovantes.

Les partenariats industriels de long terme et les contrats pluri-annuels confèrent de plus à la société une excellente visibilité sur ses revenus futurs. En effet, environ un tiers du chiffre d’affaires du groupe provient de contrats de 20 ans.

L’industriel a également montré en 2018 que son cours résiste bien en période de baisse des marchés. En 2018 par exemple, le titre avait progressé de 3,2% dans un marché en recul de 10,9%.

La politique dividendes du groupe en fait également une valeur attractive pour le long terme. En effet les dividendes sont en hausse régulière d’une année à l’autre, la société distribuant plus de 50% de ses bénéfices.

Air Liquide propose également un programme d’attribution d’une action gratuite pour dix actions détenues tous les 2 ans.

Attention cependant au niveau de valorisation actuel de l’action au PER de 27 à ce jour pour un PER historique d’environ 20 sur les 10 dernières années.

On préfèrera se positionner sur un éventuel repli ou au moins en espaçant les allocations de capital.

En conclusion, quelles actions acheter en 2020 ?

En aucun l’objectif de cette vidéo est de donner une liste de recommandations d’actions à acheter sans réfléchir. En effet le raisonnement général est ici à retenir plus que les noms de sociétés en elles-mêmes. Le but est de fournir des informations à mettre en perspective vous permettant de mieux prendre nos décisions d’investissement.

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Nous sommes actuellement en fin de cycle économique et nous allons, de ce fait, privilégier l’investissement dans des grosses capitalisations stables, à la santé financière saine et détenant un pricing power.

En particulier, attention aux niveaux de dettes parfois extrêmement élevés dans un contexte de taux bas qui perdure.

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Les secteurs à privilégier sont ceux qui sont essentiels au quotidien: la santé, la consommation de base, les services publics, l’énergie et les matières premières.

Nous aurions également pu passer à travers d’autres exemples de valeurs solides comme LVMH, Walmart, Franco Nevada, GAFAM ou les BATX pour miser sur les secteurs du luxe, de l’or, des technologies ou sur le marché chinois.

Il existe en fait de nombreuses entreprises méritant l’attention des investisseurs en cette période et il s’agira pour nous de repérer en amont les actions que nous souhaitons acheter en 2020 et à quel prix.

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En cette fin de cycle, attention aux valorisations souvent excessives. On atteint désormais des plus hauts historiques sur les différents indices mondiaux dans un contexte globale de dégradation macroéconomique, ce qui invite évidemment à la prudence. Même la meilleure entreprise ne constituera pas un bon investissement long terme si elle est achetée trop chère.

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On veillera également à diversifier notre portefeuille sectoriellement et géographiquement tout en allouant notre capital de manière étalée dans le temps et en conservant une partie significative de liquidités.

En effet, on se tiendra prêt à affronter une phase de repli, un marché baissier ou même un krach boursier qui apporterait d’ailleurs de belles opportunités pour de l’investissement long terme.

Dans ce contexte, il pourra d’ailleurs être judicieux de diversifier son portefeuille en y intégrant d’autres actifs comme les matières premières, métaux précieux ou cryptomonnaies.

Et vous, quelles actions du secteur pétrole & gaz détenez-vous en portefeuille? Pourquoi?

Dites-le nous en commentaire!